1.Deux vecteurs essentiels pour le pilotage des circonscriptions : « Produire et diffuser les savoirs »
Les organisations de la nouvelle économie de la connaissance réalisent aujourd’hui que leur avantage compétitif a pour principal ressort la dynamique du savoir et des compétences. La principale source de création de valeur réside aujourd’hui dans l’interaction se produisant entre les composantes du capital immatériel. Les entreprises en ont pris conscience et développent de plus en plus des dispositifs de gestion des connaissances en mettant en place des processus suscitant des interactions entre les différents savoirs individuels, de façon à générer de nouveaux savoirs collectifs porteurs d’innovations. Les organisations du système éducatif, comme les entreprises, doivent, elles aussi, mettre en place les conditions favorisant les processus de production, de formalisation et de dissémination des savoir-faire. Il faut favoriser les processus organisationnels permettant d’amplifier les connaissances individuelles et de les « cristalliser » au niveau collectif au travers du dialogue, des discussions, du partage d’expérience, de l’information..
Produire et diffuser du savoir, améliorer grandement le travail coopératif entre les différents membres d’une même équipe d’enseignants ou entre les membres d’équipes différentes ayant des informations à partager, gérer la connaissance …. sont au cœur des pilotages actuels des circonscriptions, des organisations départementales du système éducatif. Capitaliser les expériences du terrain, les observations des pratiques pédagogiques dans les classes, animer des communautés virtuelles d’enseignants, ressorts essentiels des dynamiques de création et partage de connaissances, utiliser des « groupwares », des outils de travail collaboratif … sont autant de données incontournables du Knowledge Management des entreprises qui pourrait devenir un nouveau paradigme des pilotages du système éducatif . Le Knowledge Management est sans doute un nouveau paradigme à prendre en compte pour le pilotage des organisations des systèmes éducatifs, du département aux circonscriptions. La transférabilité du KM des entreprises dans le système éducatif pourrait apporter une plus-value importante pour la professionnalisation des enseignants. Le "développement et la mobilisation des compétences" et "l’animation des réseaux internes" par le biais de communauté de pratique figurent un vecteur de formation indéniable. Le "développement d’une culture de partage" et "l’acquisition accélérée de nouvelles compétences" progressent dans le classement des bénéfices attendus du KM.
Le pilotage du département de la Moselle attache une importance à la capitalisation des expériences menées sur le terrain où chaque enseignant peut s’inscrire désormais dans un nouveau paysage éducatif où se dessinent les premiers contours d’un véritable « Napster éducatif ». Le développement de communautés de pratiques, orientées vers la connaissance et l’action, le partage et l’innovation font partie du pilotage de la circonscription de St-Avold Sud dans une perspective de Knowledge Management. Le KM qui désigne « un ensemble de concepts et d’outils permettant aux membres d’une organisation de travailler ensemble et de faire ce lien capital entre informations disponibles, production de connaissances et développement des compétences individuelles, collectives et organisationnelles » est devenu un enjeu stratégique capital. Le mouvement est d’ores et déjà enclenché. Ainsi la circonscription de St-Avold Sud notamment favorise la rencontre “ des affinités d’apprentissage ” des enseignants en leur proposant des outils du Libre permettant de collaborer, de mutualiser, d’échanger sur des chantiers divers : la création d’un espace virtuel d’échange autour de la lecture et de la littérature, l’utilisation de logiciels pédagogiques libres …..
2.Un exemple de dispositif dans une circonscription primaire : Coopérer, produire, diffuser des savoirs autour des Logiciels libres
2.1 Contexte institutionnel
Les textes précisent que pour l’enseignement élémentaire le temps de service hors enseignement, de 36 heures annuelles, se répartit, conformément à l’arrêté du 15 janvier 1991 (1) de la manière suivante : 1.18 heures de travaux au sein des équipes pédagogiques 2.12 heures pour les animations pédagogiques 3.6 heures affectées à la tenue des conseils d’école obligatoires. Dans le cadre des animations pédagogiques, les enseignants de la circonscription 2 de Saint-Avold Sud (département de la Moselle) ont eu la possibilité de choisir des modules d’animations à la carte. Une animation proposée consistait en l’utilisation des potentialités didactiques des logiciels de logiciels libres à l’école élémentaire A la clé : un cédérom de logiciels libres pour l’école primaire Des enseignants de la circonscription, une vingtaine, ont choisi cette animation. Il se sont engagés, et ont commencé à rédiger des fiches d’utilisation de logiciels pédagogiques libres, à dégager leurs fonctionnalités, à rédiger des scénarios pédagogiques. Ces fiches sont destinées à un cédérom multiplateforme (Windows, Apple et Linux) de logiciels pédagogiques libres pour l’école primaire et la grande section de maternelle. Ce projet piloté par la mission veille technologique du CNDP donne lieu à une édition par les CRDP de Paris et de Versailles et à un partenariat avec la société Apple. Il vise à mettre à disposition des enseignants des logiciels libres, à des coûts très minimes ou gratuitement au support physique près. Il a également pour objectif de susciter la constitution de communautés d’utilisateurs, échangeant documents et pratiques pédagogiques, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du B2i.
2.2 Des enseignements… mais aussi des obstacles :
Le plan d’animation de la circonscription de Saint-Avold Sud favorise la création d’un « Napster éducatif d’enseignants auteurs et utilisateurs » (2), dont elle est partie prenante. Dans le cadre des animations pédagogiques, les enseignants de la circonscription 4 de Saint-Avold Sud (département de la Moselle) ont eu la possibilité de choisir des modules d’animations à la carte dont une qui propose l’utilisation des potentialités didactiques des logiciels libres à l’école élémentaire
20 enseignants volontaires se sont inscrits aux animations à la carte. Pas d’obligation pour cette animation !
Un contrat avec un moment d’écriture pour mettre à jour la ressource selon des modalités négociées .
Des enseignants « auteurs » et « producteurs » autour de l’utilisation des logiciels libres.
Des enseignants de la circonscription se sont engagés à rédiger des fiches d’utilisation de logiciels pédagogiques libres, à dégager leurs fonctionnalités, à rédiger des scénarios pédagogiques . Les documents de la circonscription ont été intégrés à la maquette de ce cédérom. Des échanges de pratiques des enseignants sont prévus, dans la perspective de la constitution d’une communauté d’utilisateurs.
Des animations échelonnées dans le temps et inscrites dans un projet de production de ressources et d’accompagnement :
(Phase 1 : découverte du concept de logiciels libres, découverte de logiciels libres. Phase 2 : analyse d’un logiciel libre et expérimentation en classe. Phase 3 : écriture de scénarios pédagogiques intégrant le logiciel libre. Phase 4 : découverte de logiciels libres, WIKI ou SPIP 5, permettant des publications en ligne et des travaux de collaboration).
Dans ce cas, une partie du temps institutionnel est prévue pour aborder le problème de la médiatisation de la ressource. Comment la rendre transmissible pour un éventuel utilisateur ? Cette scénarisation de l’information, qui permet de créer des ressources, est un moment clé de la formation . Ecrire sur ses pratiques pédagogiques est un acte formatif en soi. Tel enseignant aura résolu tel problème en pédagogie, tel autre, chevronné, expérimenté, formé, pourra faire connaître ses savoir-faire avant de partir à la retraite. On voit poindre une hybridation de la formation continue des enseignants, non une substitution. La proximité, l’accompagnement des enseignants favorisent le présentiel. Mais les actions de formation en présentiel ne peuvent que gagner en efficacité si, en amont, en aval et en ligne, elles sont préparées et connaissent des prolongements. Les communautés virtuelles de pratique favorisent une professionnalisation par expériences concrètes. Le temps institutionnel pour la production et la diffusion du savoir doit donc être prévu dans le pilotage des animations ou des formations. Donner du temps aux enseignants pour qu’ils puissent faire part de leur pratique, les mettre en ligne, favoriser les échanges sur les pratiques pédagogiques. Ce temps pour l’écriture d’une fiche, d’un scénario pédagogique fait partie du temps de formation ou d’animation et doit s’inscrire dans la stratégie d’un pilotage prenant en compte la gestion des connaissances. Ces ressources des enseignants-auteurs seront diffusées au travers des outils électroniques et multimédias en visant le partage de l’expérience, et seront ainsi dotées d’une « tonicité » particulière ! Ces ressources de ces enseignants-auteurs ne pourront voir le jour à grande échelle, et se pérenniser, que si ce « temps » de production est comptabilisé dans les processus de formation et d’animation.
2.3 Impact sur les enseignants :
Des enseignants motivés, revalorisés , reconnus dans leur expertise d’enseignants Une demande réelle, des attentes de terrain pour la mise en place de Communautés Virtuelles Un contrat de travail « utile » et accepté par la communauté pour la plus-value apportée Du temps réel et institutionnel pour aborder les potentialités des Logiciels Libres et préparer leur intégration en classe. Motivation réelle pour des travaux de mutualisation sur des pratiques de terrain Nouveau visage de la formation axée dans l’action et non pas déconnectées des préoccupations du terrain
Des limites Limite du temps pour produire des ressources : 12 h La cuisine locale et interne de circonscription ne pourra qu’être limitée à 12h . L’accès aux ressources et aux espaces collaboratifs est déterminant et l’Institution doit le prévoir. Les ENT, qui amélioreront le service public le permettront d’ici peu. Le KM, avec ce temps de production de ressources par les enseignants « auteurs » devrait être intégré dans les organisations générales de l’Education Nationale et être pensé lors du temps de formation.
3. Des logiciels libres pour le travail coopératif
Il y a les logiciels pédagogiques stricto sensu mais aussi de nombreux logiciels libres facilitent la mise en ligne des informations ou le développement de plate-formes collaboratives. SPIP, un système de publication en ligne, permet de fabriquer et de tenir un site à jour, grâce à une interface très simple d’utilisation. Les Content Management Systems (CMS), outils de production de sites web dynamiques, permettent d’éditer, de modifier, et de publier du contenu sur un site internet, un intranet ou un extranet. L’actualisation du contenu d’un site, la fréquence des mises à jour constituent la dynamique d’un site internet. Elles supposent que ce soit simple d’ajouter de l’information au site. Une bonne interface rédactionnelle permet d’entrer directement les informations sur le site internet, qui facilite grandement les manipulations. Il n’y a plus d’intermédiaires, tout se passe sur le site, directement. Forme hybride de la communication et du contenu en ligne, les wikis sont à la croisée des forums de discussion, des blogs et des sites web traditionnels. Au total, ils représentent une singularité sur l’internet, et constituent peut-être la démonstration la plus aboutie à ce jour d’une intelligence collective effective. La publication des contenus, simple et instantanée, peut se faire directement par les enseignants, sans intermédiaires. Ces nouveaux outils, des logiciels libres, peuvent être utilisés par des groupes de travail ou pour la communication interne. Du côté des services en ligne, se pose la question de la mutualisation, de la validation, et de la diffusion d’un document ou d’une base de données, dans un collectif ou dans une institution . Les logiciels libres se déploient d’une manière significative dans l’Education nationale. Pour Jean-Pierre Archambault (5), « leur approche est pour une part transférable à la réalisation des biens informationnels. Ainsi, des milliers d’enseignants, leurs associations de spécialistes mettent « spontanément » sur Internet une pléthore de documents pédagogiques. Ils contribuent à modifier le paysage de l’édition scolaire et ses rapports de force, et dessinent les premiers contours d’un « Napster éducatif » d’auteurs. La dimension essentiellement collective, coopérative et collaborative qui caractérise le logiciel libre ne paraît donc pas sans écho dans le domaine des ressources éducatives car il existe des communautés enseignantes fortes, notamment disciplinaires, et des expériences significatives de productions pédagogiques, spontanées ou organisées, dans le cadre du système éducatif ». « Le logiciel libre rencontre la culture enseignante et les missions du système éducatif : valeurs communes, liberté d’accès à la connaissance, liberté d’utilisation… sans parler des coûts optimisés ! »
4. Pour des communautés de pratiques institutionnelles.
Dans son rapport sur la formation continue, Jean-Paul de Gaudemar (6), insiste sur l’intérêt de la formation en action. Il précise que « le champ de la formation qualifiante paraît devoir être centré sur l’approfondissement des compétences des agents dans une situation de travail donnée et par conséquent devoir recourir bien davantage aux formes les mieux adaptées à cet objectif, notamment l’organisation d’échanges professionnels entre agents, en une transposition adéquate aux différents milieux de l’Education Nationale de ce qui est au coeur de la dynamique scientifique à l’Université ou dans les organismes de recherche, à savoir le dialogue critique avec ses pairs ». Dans un rapport (7) sur la formation initiale et continue des maîtres, l’Inspection Générale souligne qu’« elle doit mettre fortement l’accent sur la pratique professionnelle, non pour inciter le maître en formation à reproduire des recettes acquises par compagnonnage, méthode dont on connaît les vertus et les limites, mais pour lui permettre d’acquérir une connaissance du métier en même temps que les moyens de l’exercer ». La formation professionnelle des enseignants est au cœur du pilotage de circonscription. L’animation, l’inspection, la formation, la capitalisation des connaissances et des expériences y ont toute leur place. La transférabilité du KM des entreprises dans le système éducatif, possible grâce aux TIC, et aux communautés de pratiques peut apporter une plus-value importante pour la professionnalisation des enseignants. Cependant, l’introduction de nouvelles technologies aura toujours d’importants effets sociaux et organisationnels. Plus les changements seront grands, plus il sera nécessaire de gérer l’interface entre les caractéristiques de cette technologie et les caractéristiques de la vie organisationnelle. Il faudra donc s’assurer de sensibiliser l’ensemble du personnel, de l’impliquer, de l’habiliter aux changements (principalement par une formation adéquate) et enfin de généraliser, c’est-à-dire prendre en compte les effets des changements sur l’ensemble des pratiques de l’organisation . La conception d’organisation en réseau offre à l’IEN en circonscription des positions et des rôles nouveaux. Il peut être présent et acteur là où s’établissent les « nœuds » de la communication, de la décision, de l’action, là où se croisent les idées, les valeurs, les personnes, les projets.
Ces dispositifs, le fonctionnement des communautés de pratique s’inscrivent dans des préoccupations générales du système éducatif . D’après le rapport du Haut Conseil de l’Evaluation, on ne connaît pas assez bien les pratiques enseignantes effectives. Pour Claude Thélot (8), « les pratiques enseignantes, entendues comme l’ensemble des activités par lesquelles les enseignants guident et font travailler les élèves qui leur sont confiés pour leur faire acquérir les savoirs, savoir-faire qui constituent les objectifs de l’école sont actuellement très mal connues. Il faut développer et capitaliser les observations des pratiques des enseignants, les études et les recherches permettant d’en apprécier l’efficacité au regard des progrès et des comportements des élèves. Enfin, il faut organiser la diffusion des résultats des recherches sur l’efficacité des pratiques enseignantes et former et inciter les enseignants à s’en emparer, notamment lors de leur évaluation et de leurs formations initiale et continue, pour améliorer l’efficacité du système éducatif ». Pour André Legrand (9), le territoire circonscription (10) est le lieu par excellence d’élaboration d’une politique particulière, dans le cadre des finalités et des objectifs nationaux. Il a cet avantage d’être adapté à ce qui légitime désormais les principes d’un management dynamique, l’irruption du « local » dans la vie du système éducatif. La circonscription comme entité est un espace pertinent de pilotage. La mobilisation des compétences, la professionnalisation des enseignants sont au cœur du pilotage de circonscription. Les IEN de circonscription (11), qui ont des tâches d’évaluation, d’inspection, de formation, d’animation, doivent les intégrer en permanence dans leur pilotage. Ils réalisent des observations directes des pratiques, mais ces observations sont peu exploitées, sauf pour évaluer individuellement les personnels, et elles sont rarement synthétisées. Les pratiques pédagogiques, celles qui « marchent » et qui ont fait leurs preuves, celles qui ont été repérées par les inspecteurs lors de leur visite, celles qui font preuve d’expertise des enseignants, doivent donc être diffusées, mises à jour et être connues dans la communauté des enseignants. L’IEN est là pour donner du liant et faire se développer une « culture de réseau » en intégrant le partage des connaissances et des expériences entre les enseignants ayant les mêmes préoccupations. La conception d’organisation en réseau offre à l’IEN en circonscription des positions et des rôles nouveaux. Il peut être présent et acteur là où s’établissent les « nœuds » de la communication, de la décision, de l’action, là où se croisent les idées, les valeurs, les personnes, les projets. Pour Viviane Bouysse (12) « dans tous les cas, la compréhension des buts pour tous, la dimension de confiance nécessaire à la mobilisation, la détermination du pilote et son engagement continu pour les ajustements qui s’imposent sont des conditions de la réussite de la démarche ».
Conclusion :
Pilotage, formation professionnelle des enseignants, fonctionnement des communautés de pratiques, institutionnelles ou non, s’interpénètrent dans des dynamiques nouvelles. Les enjeux en sont le partage des connaissances, leur gestion organisée, la compétence des enseignants… en définitive la qualité de l’enseignement et l’efficacité du système du système éducatif. La banalisation des outils informatiques et des réseaux, le développement des communautés de pratiques dans une approche coopérative et collaborative qui est celle du logiciel libre, facilitent ce qu’on pourrait appeler un « KM éducatif » (13). L’organisation apprenante repose sur une conception qui va à l’encontre de la gestion traditionnelle. Elle n’est pas le lieu d’une direction « forte », au sens traditionnel, c’est-à-dire qui commande, énonce et contrôle une multitude de directives « du haut » pour ceux qui œuvrent « en bas ». Pour Claude Durand-Prinborgne (14), « Le politique qui sait les perspectives de mutations rapides et fréquentes de l’éducation a besoin d’enseignants motivés mais aussi aptes à accepter le changement. Les voix de commandement s’éloignent donc, et s’éloigneront de plus en plus, de la forme hiérarchique traditionnelle… La conception hiérarchique s’efface obligatoirement dès lors que la nécessité d’une conviction partagée et d’un travail en équipe apparaît de plus en plus comme une condition sine qua non du progrès… Toutes les orientations données au système éducatif reposent sur des engagements individuels et collectifs qu’on n’édifie pas par la coercition.. »
Face à la complexité, Hervé SERIEYX dans son ouvrage (15) précise : « Bureaucratiques dans l’administration, tayloriennes dans l’entreprise, les organisations hiérarchiques d’hier auront bientôt vécu et les pyramides bien ordonnées, auxquelles nous étions si bien habitués, redeviendront ce qu’elles étaient à l’origine des tombeaux. La pyramide hiérarchique, faite de décideurs, de transmetteurs, de contrôleurs, d’exécutants aura été l’outil spécifique de l’ère industrielle … La pyramide est figée ; le réseau jouit d’une géométrie variable. La pyramide s’autocentre sur son fonctionnement ; le réseau ne cesse de co-évoluer avec son environnement ». L’efficacité des organisations suppose une conjugaison dialectique de l’ordre et de la vie. La pyramide garantit l’ordre tandis que le réseau assure la vie … Un nouveau modèle pertinent de management par les TIC du système éducatif ?
Michèle Drechler, IEN TICE du département de la Moselle
(1) Le cadre général du service hebdomadaire des instituteurs et professeurs des écoles a été tracé par le décret n° 91-41 du 14 janvier 1991.
(2)Jean-Pierre Archambault – Revue Terminal n° 89 L’Harmattan.
(3) Deux groupes d’enseignants : 9 au cycle 2 , 10 au cycle
(4) SPIP : http://www.spip.net, Wiki : http://autrans.crao.net/index.php/AideUtilisationWiki.
(5) Jean-Pierre Archambault, Edition scolaire : quelle recomposition ?, Terminal 89, L’Harrmattan).
(6) J-P de Gaudemar – Directeur des Ecoles – Ministère de l’Education Nationale.
(7) Co-rapporteur Roger-François Gauthier, février 2003 – Rapport de l’Inspection Générale.
(8) Rapport Thélot : Avis du Haut Conseil de l’évaluation de l’école n°7 – Janvier –Février 2003.
(9) André Legrand – Le système E - 1999.
(10) Circonscription : « Territoire » piloté par les Inspecteurs de l’Education Nationale.
(11) Missions IEN Décret du 18 Juillet 1990. Ils ( les inspecteurs) évaluent … le travail individuel et le travail en équipe des personnels enseignants… Ils concourent à l’évaluation des disciplines, des unités d’enseignement, des procédures et des résultats de la politique éducative… Ils inspectent… les personnels enseignants…. Et s’assurent du respect des objectifs, des programmes de formation dans le cadre des cycles d’enseignement. Ils mènent des animations pédagogiques, des formations initiales, continues… Ils assurent des missions d’expertise dans ces différents domaines…".
(12) Viviane Bouysse – Pour un pilotage de l’action en circonscription – Administration et éducation 1996 n°2.
(13) KM : Knowledge Management . Terme utilisé dans les entreprises mais pour une part transférable dans les pilotages du système éducatif. Drechsler Michèle - Mémoire DEA Sciences de l’information et de la communication : « Quels changements induits pas les TIC pour la formation professionnelle des enseignants face au paradigme du KM et des Communautés de pratiques ? ».
(14) C. Durand-Prinborgne : L’éducation nationale, une culture, un service, un système – Nathan.
(15) "Mettez du réseau dans vos pyramides Hervé Serieyx – Edition Village – Mondial – 1996.